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Re-confinée mais pas déprimée

Le 3 novembre 2020

“L’arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse”.

Notre société a une fâcheuse tendance à se focaliser sur ce qui ne va pas, sur les crises, sur les problèmes. La fautes à plusieurs facteurs que je ne vais pas détailler ici.

Que puis-je changer ? Quel est mon espace de décision ? La crise sanitaire : non. Les attentats fanatiques : non. Les décisions politiques : non. Alors je suis contrainte à subir ?!

Pas du tout. Je peux changer mon état d’esprit vis à vis de ça. Ce que je peux choisir, c’est la manière dont je décide de vivre ces moments ? Je peux choisir de les transformer en quelque chose de ressourçant. Je peux choisir d’assumer ma spiritualité comme un engagement. Je peux choisir de prendre soin de moi, d’innover, de faire quelque chose de nouveau. Je peux choisir d’accepter la situation telle quelle est et d’investir ma zone de choix.

Quand à moi, je peux être reconnaissante de me former en gestalt pour devenir un jour gestalt-thérapeute. Comme pour la thèse, il s’agit un parcours de 5 ans. Comme pour la thèse, j’apprends autant sur mon savoir-être que sur mon savoir-faire.

C’est tout pour ici et maintenant,

Camille

 


S’approprier les acronymes médico-sociaux

Le 12 octobre 2020

En juillet, je répondais à sept appels d’offre ! Certains n’ont pas été retenu, d’autres sont toujours en attentes à l’heure où j’écris ces quelques lignes et d’autres ont été validé. Parmi eux, l’animation du réseau du volet 3 du projet PITER-mont Viso qui porte sur l’enjeu du « bien vieillir ». Il s’agit d’une réponse en binôme avec Audrey Rouselle qui a monté son entreprise “Défi Coop Ingénierie” au sein de Coodyssée. Nous sommes donc collègue et aujourd’hui partenaire sur ce projet PITER, youpi !

D’une durée de 2 ans, le volet « bien vieillir » vise à améliorer la coopération entre les acteurs gravitant autour de l’enjeu du bien vieillir sur les territoires de l’Embrunais, du Guillestrois-Queyras et de l’Ubaye-Serre Ponçon en coopération également avec la région italienne du Piémont de l’autre côté de la frontière. Il s’agit d’un projet européen (fond Alcotra) porté par le CODES et les communautés de communes faisant intervenir le gérontopôle sud, les médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, aides-soignants, assistants sociaux, les plateformes dédiées aux professionnels se déplaçant à domicile, aux aidants des personnes âgées et j’en passe. L’ambition de ce projet est grande : porter une approche transversale, globale et pluridisciplinaire qui réinvente et pour longtemps l’approche du patient vieillissant !

Voilà encore un beau projet dans lequel mettre mon énergie, c’est parti !

Transversalement votre,

Camille


Sentiment d’appartenance

Le 2 septembre 2020

Avant le confinement, je me suis retrouvée contactée par une personne que j’admire beaucoup. Elle souhaitait travailler avec moi sur une formation à l’animation de réseau. Cette personne est spécialiste dans ce domaine et avait besoin de renfort, elle m’a beaucoup appris sur la coopération et a participé, il y a maintenant 4 ans, à ma volonté de faire mon métier de consultante et formatrice en coopération. Fierté.

Puis début septembre, j’ai bénéficié d’une demande similaire provenant d’une autre personne que j’admire beaucoup notamment pour sa capacité de synthèse et pour son professionnalisme. Me voilà invitée à participer à une réunion avec trois animateurs vraiment doué dans leur domaine, ayant beaucoup d’expérience et particulièrement intelligent qui me considère comme leur égal. Reconnaissance par les pairs.

Enfin, désormais associée dans ma CAE Coodyssée, je participe activement au groupe de refonte de ma coopérative. Je m’investis et on m’écoute, je prends des initiatives et elles sont bien reçues, je donne des idées et les voilà transformées en action. Confiance.

Sereinement votre,

Camille

 


Métis

Le 13 aout

Je ne compte pas parler de mon dernier voyage aux Antilles à travers ce titre mais de la plateforme d’apprentissage à distance créée par l’AFPA et qui s’intitule Métis. Pour construire la formation de réceptionniste en hôtellerie, nous bénéficions du balisage et de l’expertise de l’AFPA.

L’idée de cette plateforme est très pertinente et répond à un vrai besoin d’autonomie pour les élèves et de suivi pour les formateurs. En effet, chaque stagiaire avance à son rythme et la plateforme permet de ne stresser personne, tout en faisant en sorte qu’aucun ne s’ennuie.

Dans le même temps, la plateforme en elle-même est difficile à prendre en main. Outre les traditionnels codes d’accès, mots de pas, etc., il faut cliquer minimum 6 fois pour accéder à un document … c’est un peu trop ! Pour ma part, j’ai construit notre plateforme spécifique à notre formation durant les mois d’aout et de septembre. Parfois à la maison du bois, parfois à mon bureau, cette construction nécessite une vision globale du projet des stagiaires et des attentes de l’examen finale.

Il s’agissait d’un bon exercice pour prendre en main la formation dans son ensemble !

Informatiquement votre,

Camille


 

La maison du Bois

Le 10 juillet 2020

Me voilà encore partie dans un nouveau travail ! Celui-ci est saisonnier. Pendant que les stagiaires du CRP sont en stage dans les campings et les hôtels de France et de Navarre, je travaille durant trois mois à côté de chez moi à la maison du bois.

Accueil, caisse et renseignement, je me transforme pour trois mois en guide touristique. Le lieu est magnifique, j’apprends de nombreuses choses de la gestion de la forêt aux métiers du bois. Je découvre le tournage avec Stéphane, artisan et formateur passionné et passionnant. Je raconte la lecture des cernes des arbres et expliquent les particularités de la forêt de Méolans-Revel.

Cette maison du bois se situe sur la commune de Méolans-Revel. Elle est composée de trois espaces : boutique, artisanat et musée. La visite est agrémentée d’une démonstration de tournage sur bois. Et si vous avez de la chance, vous découvrirez également le travail à la scie à chantournée, une prouesse de délicatesse et de précision. Venez me rendre visite !

Chaleureusement votre,

Camille


 

Le CRP Chantoiseau

Le 5 juin 2020

En plein milieu du confinement, me voilà partie pour commencer un nouveau travail : je suis désormais formatrice dans le CRP Chantoiseau. Il s’agit d’un Centre de Rééducation Professionnelle. Ces formations s’adressent à des personnes en reclassement professionnel suite à des situations de handicaps reconnus. Par exemple, un moniteur de ski ayant le dos trop abimé pour poursuivre son activité de monitorat et qui souhaite se réorienter vers un nouveau métier.

Pour ma part, je suis formatrice en communication pour des futurs réceptionnistes en hôtellerie. Nous travaillons la posture, l’accueil client, la gestion des remarques et donc l’amabilité, l’humilité et la bienveillance.

Le CRP Chantoiseau si situe à Briançon, il appartient à la fondation Seltzer. Cette fondation a été créé en 1930 grâce à la détermination de deux infirmières, Eveline et Madeleine Seltzer, en souvenir de leur sœur Edith emportée par la tuberculose. Créée et reconnue d’utilité publique en 1931, la Fondation a eu pour vocation première de soigner les infirmières et les assistantes sociales touchées par cette maladie. La Fondation Edith Seltzer a pour objet d’assurer une mission de soins, d’accompagnement, de réinsertion et de formation, notamment auprès de personnes malades, handicapées, en difficultés sociales.

La fondation porte de magnifiques valeurs auxquelles je suis fière d’adhérer. Bien-sûr concrètement, tout n’est pas parfait, néanmoins la démarche d’amélioration continue, l’accompagnement sans assistanat et la confiance forte insufflée dans le potentiel de chacun sont autant de raison qui me pousse à donner le meilleur de moi-même.

Fièrement votre,

Camille


Déconfinement, l’apres …

4 mai 2020

Je lis dans sur les réseaux sociaux, les témoignages d’amis qui souhaitent changer de mode de vie, qui se sont rendus compte, grâce à cet enfermement, qu’ils pouvaient vivre différemment, ils ont ré-interrogé leurs valeurs.

Et si cette crise était une opportunité de changement, d’adaptation, de résilience. Il y a forcement des rapports étroits avec ma thèse : comment à partir d’une crise, chacun invente une nouvelle manière de fonctionner à son échelle plus en adéquation avec ses valeurs.

Si vous souhaitez en savoir plus, c’est par ici ou .

Et vous, quelles sont vos valeurs ?

Amicalement votre,

Camille


L’intelligence

1er avril 2020

L’intelligence, ce n’est pas ce que l’on sait, c’est ce qu’on fait quand on ne sait pas. Piaget

Ce weekend a été studieux pour ma part. Je suis en formation pour devenir Gestalt-thérapeute. Dans mes accompagnements aux pratiques de coopération, je me heurte parfois au facteur humain. Certains collectifs ont les outils adéquates, l’état d’esprit adapté et la bonne dynamique de groupe mais la coopération coince. Pourquoi ? A cause d’une ou deux personnes, qui ne s’investissent pas ou plus ou trop ou mal. Comment leur faire comprendre sans les heurter que le problème vient d’eux.

En discutant avec ces personnes -toutes pleines de bonne volonté, toutes souhaitant ‘bien faire”-, j’ai écouté des discours de souffrance, de passé mal assimilé, d’histoire où l’affecte avait été mise à mal. La Gestalt permet justement de digérer ce passé et d’en ressortir grandit pour vivre le présent. A travers cette formation, j’acquière des outils pour mieux écouter, mieux communiquer, proposer des outils qui accompagne la réparation afin d’intégrer ces personnes en souffrance dans les groupes.

Petit bonus de ce weekend-ci, nous étions en visioconférence … à 24 participants !!! Et ça c’est plutôt bien passé. Bref, j’ai testé grandeur nature un outil collaboratif et ça fonctionne (avec un peu d’autodiscipline). Pour vous dire, on a même fait une méditation par visioconférence !

Intelligemment votre,

Camille


Toujours depuis la maison !

25 mars 2020

J’ai hâte de retourner au travail ! Mon bureau me manque ! A bah non, ça marche pas, mon bureau est à ma maison …

Cela dit mon bureau a quand même un peu changé ! Je fais partie de la CAE Coodyssée, c’est une Coopérative d’Activité et d’Emploi. Construit sous forme de SCOP (Société COopérative et Participative), nous sommes tous indépendant dans nos activités, nos métiers, notre clientèle, nos manières de travailler mais nous mettons en commun une partie de nos ressources afin de mutualiser la gestion comptable, fiscale et juridique. Et au vue du contexte, c’est que du bonheur !

Coodyssée est une plate-forme entrepreneuriale. Elle me permet de fertiliser mon expertises et de partager nos retours d’expériences. Ainsi, je suis indépendante mais pas seule ! A l’heure actuelle, je participe à deux collectifs que nous avons montés dans ma CAE. L’un regroupe des formateurs dans l’idée de faire face aux réformes de la formation, le second regroupe des consultants dans l’idée de répondre à plusieurs à des appels d’offre ambitieux. Cette solidarité est ainsi génératrice d’opportunités de développement (innovation, apport d’affaires…).

Pendant cette crise du “COVID-19”, ma CAE m’informe et se démène pour nous renseigner au plus juste sur les conséquences professionnelles de ce confinement. Bref, je suis indépendante mais pas seule et mon inquiétude diminue grâce à cette solidarité !

Coopérativement votre,

Camille


En direct de la maison !

19 mars 2020

Au laboratoire CEARC, mes copains “malintentionnels” m’appelaient l’ancienne ! Cela n’a jamais été aussi vrai qu’aujourd’hui !

Dans ma montagne perdue, dans mon hameau aux 6 habitants (dont un chat et un bébé), je vis au rythme du soleil. Je fais germer mes graines pour cet été et je prépare le jardin.  Yoga le matin, balade l’après-midi. On réfléchit aux travaux de maison. Et sinon, vannerie, couture et cuisine ! Pas de quoi se plaindre, ici !

Côté pro, je télétravaille. Mon activité se ralentit mais ne s’arrête pas. Rien d’alarmant, les échéances sont justes repoussées. Peu de prospective à faire pendant cette période. J’ai enfin le temps de lire, de faire sérieusement de la veille et de cocher ma to do liste non urgente. Ma lecture vous intéresse, c’est par ici et par !

Côté minionitude, je regarde ma fille grandir. On diversifie son alimentation : elle aime la butternut et demeure sceptique face au poireau !

A l’heure du confinement, il ne m’a jamais été aussi bon d’assumer mes choix de vie.

 

Solidaritairement votre,

Camille


Et si nous … sur le plateau de Barcillonnette !

3 mars 2020

Samedi fin d’après-midi, je suis en retard. Je traverse un plateau que je ne connais pas dans un brouillard épais qui me rappelle la Bretagne. Je zigzague sur une petite route de campagne, à la recherche d’un rond point étrange. Nicole m’a dit : “A ce rond-point merdique, tu descends. C’est la maison carrée juste à ta gauche.” Elle ne m’avait pas trompé ! J’ai tout trouvé !

“Et si nous” est un collectif de citoyen engagés et joyeux calé sur le plateau au-dessus de la Durance entre les communes de Barcillonnette, Vitrolles et Lardier. Il y a deux ans, après avoir visionné le film Demain, ils ont décidé de se réunir pour agir ensemble pour leur territoire dans un esprit de partage, de convivialité et d’écologie. J’étais enthousiaste de venir les rencontrer!

Ils m’ont sollicité pour animer une réunion festive afin de faire le bilan de ces deux ans. Atelier post-it et 6 chapeaux de DeBono, ils ont drôlement bien joué le jeu de la participation. On a discuté posture et rôle dans un groupe, on a parlé de ressenti après deux années riches en évènements. Ils se sont même félicités. Les idées pour faire mieux, pour faire plus, fussent dans tous les sens ! N’hésitez pas à me solliciter à nouveau, je reviendrais avec plaisir animer vos échanges !

Le petit verre à base de gin et le couscous ont magnifiquement bien conclue les échanges ! Je suis partie sur la salade de fruit mais j’ai entendu dire que la musique a résonné jusqu’à tard cette nuit là, dans la maison carré en dessous du rond point merdique, sur le plateau dans le brouillard.

Amicalement votre,

Camille


Chantier 2020 – un livre

30 janvier 2020

Malgré mon trop plein d’imagination, non je n’écris pas le dernier polar ou le prochain Pullizer. Non ! Ce projet de livre porte sur la vulgarisation de mon travail de thèse.

J’ai régulièrement des retours de la part de mes clients et collaborateurs concernant l’intérêt de mon sujet de recherche. Nombreux sont ceux qui se sentent concernés par les dynamiques de transition.

En même temps, qu’appelle-t-on transition ? Le terme est souvent employé et associé à tout changement se voulant alternatif : transition énergétique, transition écologique, etc.

Je parle, moi, de transition vers la soutenabilité, de ces gens qui change radicalement ou progressivement de mode vie. Et pourquoi ? Et comment ? Et avec quelles valeurs ?

Pour transformer ma thèse en livre, je dois enlever toutes ces notions un peu technique de récolte et d’analyse des données issues de mes terrains de recherche. Et surtout, d’après mon éditeur, je dois “m’impliquer dans le récit”. Bref, dire “je” et raconter mon vécu de ce travail de thèse !

Ainsi, en introduction, j’ai bien l’intention de vous raconter comment j’ai perdu la roue avant de mon vélo, sous la pluie, de nuit, après une réunion de Crozon en transition alors que j’étais au téléphone ! 🙂

Collaborativement votre,

Camille


Belle Année à vous !

03 janvier 2020

En ce début d’année 2020, la fabrique reprend du service … après près de 4 mois de pause. Une pause ! mais de quel droit ? Celui un peu magique du congés maternité.

C’était une bulle hors du temps, des contrats et des réponses aux appels d’offre. Voilà cette jolie parenthèse qui se referme pour repartir à l’assaut du monde réel.

Quels projets ? Quels missions à venir ? Rendez-vous dans les prochains posts pour le savoir !

Collaborativement votre,

Camille